Aside

Après une année d’absence, la commission humanitaire Moldavie est de nouveau présente avec un projet d’envergure qui s’inscrit dans le cadre de la santé, de la solidarité internationale, de la culture et de la découverte. Nous nous sommes engagés auprès de M. Philippe CHAUDIER (Président de l’association moldave Degetel) à contribuer financièrement à la création d’un terrain de sport et des sanitaires dans le lycée Vasile Alecsandri à Ungheni.

Etant étudiants en pharmacie (et donc futurs professionnels de santé), nous avons décidé de mener des actions de prévention (tabac, alcool, contraception) auprès des lycéens lors de notre séjour sur place. Le but de ce projet est de donner accès aux lycéens à une activité physique et sportive régulière dans un établissement où les installations sportives étaient quasi inexistantes.

Tout au long de l’année, nous avons mené différentes actions afin de récolter des fonds :

  • Vente de vins.
  • Ventes de brioches.
  • Vente de places de théâtre.
  • Dons de pharmaciens.
  • Organisation de petits déjeuners.

En plus de ces fonds propres, notre dossier a retenu l’attention de :

  • La faculté de Pharmacie (pour l’impression de posters).
  • Le FSDIE (Fond de Solidarité et de Développement des Initiatives Étudiantes).
  • Le Crédit mutuel.
  • Pharmacie Humanitaire internationale.
  • Des maitres de stage.

De nombreuses personnes nous ont soutenu et encouragé dans nos démarches :

  • Les enseignants de la faculté de Pharmacie (dont Mme PECH).
  • Mme RIOUAL (infirmière au SUMPPS de l’université d’Angers).
  • Mme Berbeu (professeur de français du lycée Vasile Alecsandri).
  • Mlle Olga Gritco (ancienne élève du lycée et maintenant diplomée de l’université d’Angers).
  • Les étudiants de la faculté qui sont toujours présents pour nos actions.
  • L’association PHI – Anjou.

Nous les remercions toutes et tous pour leurs soutient, leurs attentions et leurs dons.

Projet 2014 :

Lundi 2 juin :

Levés à 3h30 à Paris pour un départ d’Orly tôt le matin. Une escale est prévue à Milan. Mais c’est ici que les premiers ennuis commencent… Nous ne pouvons pas atterrir à cause d’oiseaux trop nombreux sur la piste, nous sommes donc déroutés vers un autre aéroport. Le résultat : on a loupé l’avion en direction Bucarest et nos valises se sont perdues pendant le transfert. Après ces péripéties, nous arrivons tout de même dans la nuit à Bucarest en ayant retrouvé nos valises.

Mardi 3 juin :

Après une nuit très inconfortable à l’aéroport, nous rejoignons le centre de Bucarest où nous y passons la journée car notre train pour la Moldavie n’est qu’en fin de soirée. Nous profitons donc de cette belle journée ensoleillée pour visiter la capitale roumaine. Nous sommes plutôt surpris par la vétusté des infrastructures. Nous n’échappons pas aux taxis qui nous proposent sans cesse de nous faire visiter la ville (peut-être ressemblons-nous trop à des touristes ?). Dans l’après midi, le temps se couvre, nous décidons de rejoindre la gare en attendant notre train, puis vers 19h30, c’est parti pour Ungheni, dans un train typique de l’Est, où la chaleur y est accablante.

Mercredi 4 juin :

Après 48 heures de voyage (au lieu des 24h prévues initialement), nous traversons enfin la frontière pour rejoindre la Moldavie. Le douanier était tout de même surpris de voir 3 français rejoindre la Moldavie, qui plus est avec une cinquantaine de préservatifs dans les bagages… Nous arrivons en gare d’Ungheni vers 5h30, où Philippe et Reisa nous y attendent. Après un bon café turc tous ensemble à la maison mère de l’association DEGETEL, nous prenons une bonne douche tant espérée. Ils nous laissent le temps de nous reposer et nous attendent pour manger dans leur restaurant (le France-Prut).

Nous avons rendez-vous à 14h dans le lycée, pour lequel nous apportons notre soutien. Nous sommes attendus avec Philippe pour rencontrer la directrice, les professeurs et constater l’avancée des travaux commencés un mois auparavant. Une chaine de télévision est présente aussi pour nous interviewer afin que l’on explique le fonctionnement de notre association et le déroulement de notre projet. Nous passons l’après midi et la soirée avec 5 lycéens moldaves mais bilingues, le temps pour nous comme pour eux d’en savoir plus sur un pays complètement différent. La première nuit dans un vrai lit depuis le début de notre périple est la bienvenue…

Jeudi 5 juin :

Ce matin, nous découvrons le marché de la ville dont PHI nous avait parlé, il est très typique et on y trouve de tout. Nous rejoignons Philippe au restaurant pour déguster le plat le plus typique de la région : le Mămăligă, puis nous partons ensuite pour le village de Valea Mare, dans son école maternelle, projet réalisé il y a 3 ans. Nous en profitons pour laisser quelques shampoings que nous avons faits à la fac. Ensuite, nous partons pour Măcăreşti où a eu lieu le projet de l’an passé auquel nous n’avons pas participé, projet qui consistait à rénover le laboratoire d’analyse médical du centre de santé.

Vendredi 6 juin :

Ce matin, direction le lycée pour une matinée de prévention autour de la santé (tabac, alcool, contraception). Une quinzaine d’élèves sont présents. Le dialogue est très interactif et ils n’hésitent pas à poser des questions. L’après midi, nous nous rendons à Cetireni, un petit village où nous sommes accueillis par la maire qui nous propose avec Philippe, un nouveau projet. Ce dernier est directement en rapport avec la santé, puisqu’il s’agit d’aider le nouveau médecin et directeur du centre de santé à rénover une partie du bâtiment existant, et de trouver du matériel médical qui est rare dans cet institut.

Après un arrêt dans une cave à vins et un repas copieux au restaurant, nous passons la soirée avec les lycéens, ce qui nous permet de découvrir un peu plus la ville, et de danser sur des musiques françaises qu’ils connaissent plus ou moins.

Samedi 7 juin :

Réveil très tôt ce matin pour partir direction Chișinău, la capitale (ou la civilisation comme l’appelle les moldaves). Deux lycéens nous accompagnent.  Nous nous enchantions de prendre leur tout nouveau train, mais ce dernier a eu un accident quelques jours avant… Heureusement que le père d’un des moldaves a eu la gentillesse de nous emmener. Nous traversons la ville, ce qui nous permet de visiter plusieurs monuments, et même le jardin botanique. En soirée, un orage gronde, il est temps de rentrer et d’écrire nos cartes postales que nous avons eu du mal à trouver.

Dimanche 8 juin :

Aujourd’hui, nous sommes réveillés par Philippe et Reisa qui nous rejoignent à la maison. Nous prenons le café ensemble puis nous partons pour le marché pour découvrir les étalages de fromages et de viandes. Nous déjeunons ensuite chez Galina Grițco (la maman d’Olga, une jeune moldave qui a fait ses études à Angers). L’occasion pour nous de découvrir encore une fois les spécialités culinaires moldaves.

En soirée, nous regagnons la villa de Philippe à quelques kilomètres de la ville. Nous rencontrons la famille de Reisa autour d’un diner plus que copieux. Une petite détente dans la piscine s’impose alors avant de rejoindre la maison en taxi.

Lundi 9 juin :

Réveil un peu difficile ce matin. Nous avons prévu de passer la journée avec plusieurs jeunes que nous connaissons bien maintenant. Ils nous proposent de passer l’après midi au Prut, la rivière de la ville, qui n’est autre que la frontière séparant la Moldavie de la Roumanie. En fin de journée, nous rentrons à la villa de Philippe, où nous partageons de bons moments avec la bonne humeur de Reisa et ses amies. Nous faisons également la connaissance de Valentina, médecin à la polyclinique d’Ungheni.

 

Mardi 10 juin :

Nous retrouvons Valentina qui a concocté une visite dans une “pharmacie familiale”. L’une des plus vieille de la ville. Le fonctionnement est globalement identique aux officines françaises. Cependant, ils étaient très envieux de notre fameuse carte vitale. La grosse différence résidait dans les produits d’hygiène et de parapharmacie beaucoup plus présents que chez nous. Chez eux aussi, toute délivrance de médicaments n’est possible qu’avec une ordonnance.

L’après midi est consacré à la visite de la polyclinique où Valentina nous fait faire le tour du propriétaire et nous invite même à des consultations. Les moyens y sont très limités et l’informatique y arrive tout doucement. Nous passons notre dernière soirée en compagnie d’une quinzaine de moldaves, dorénavant des amis. Nous mangeons tous ensemble autour d’une même table au restaurant. Lors de cette soirée, tous les tabous disparaissent, les langues se délient, les anecdotes fusent… Le bonheur. Nous nous essayons même à l’apprentissage de leur langue (non sans mal)…

Nous terminons notre dernière soirée au square, où nous rencontrons d’autre moldaves de la 12ème classe, venant juste de terminer le bac.

 

Mercredi 11 juin :

En ce dernier jour, les premiers pincements commencent à se faire sentir. Pour finir en beauté, nous prenons le petit déjeuner au France-Prut. Nous sommes ensuite attendus au lycée Vasile Alecsandri par la directrice, les professeurs de français et bien entendu, les jeunes moldaves. Ils profitent de ces derniers instants pour nous remercier pour l’aide apporté au projet. Mais nous insistons à notre tour pour les remercier de leur hospitalité, de leur accueil plus que chaleureux, de leur disponibilité, de leur joie de vivre, …

Nous passons l’après-midi à préparer nos affaires, faire les dernières emplettes pour les rapporter en France. L’heure du départ a sonné. Les moldaves nous attendent déjà à la gare. L’émotion monte au moment de leur dire au revoir et de les remercier une dernière fois… Nous espérons ce moment, n’être qu’un au revoir temporaire et non définitif (un retour dès l’été prochain?). C’est donc à reculons que nous montons dans le train nous ramenant à Bucarest.

Conclusions personnelles :

Ce voyage à la fois humanitaire & humain nous a permis de découvrir un nouveau pays, qui est la Moldavie. Un pays bien différent du notre mais dans lequel nous avons su nous adapter et en apprécier les particularités. La rencontre avec la population locale, mais surtout les jeunes, a été je pense, le plus beau des souvenirs de ce voyage. Des projets tels que celui-ci apportent autant sur le plan personnel que professionnel. Une seule envie en revenant : y retourner dès l’année prochaine pour voir l’aboutissement du projet et garder contact au maximum avec eux! Merci à tous ceux qui nous ont porté dans ce projet.”

Arthur

Au début de l’année, mener ce projet a été pour moi un défi, et comme j’adore les challenges, j’y ai vite pris goût, d’autant plus que le but associatif était important : aider une population dans le besoin. C’était donc un vrai plaisir de remplir cette mission, bien aidé par Arthur, Alix et toute l’équipe. Ce type de séjour est quelque chose que l’on a trop peu l’occasion de vivre. Rencontrer des gens qui n’ont pas notre niveau de vie mais qui sont pourtant heureux, souriants et prêts à vous donner le peu qu’ils ont, permet une vraie prise de conscience. Je reviens de ce voyage la tête remplie de souvenirs. Un dernier remerciement à toutes les personnes qui nous ont soutenu et sans qui, ce projet n’aurait pu être réalisé.”

Matthieu

La Moldavie, ça transforme ! Au début de l’année, il faut s’approprier le projet, et se rendre compte qu’on prend la responsabilité de le mener à terme. Les moldaves nous font confiance et comptent sur nous. Nos actions tout au long de l’année ont permis de faire un véritable travail d’équipe, que j’ai particulièrement apprécié, car nous avons travaillé dans un vrai climat de confiance et avec motivation.

Le voyage a donné beaucoup de sens à tout ce que nous avions fait cette année. J’ai découvert les trains de l’est, les routes moldaves, les usines désaffectées. Avec la distance, je ne me rendais pas compte à quelle point notre aide financière était vraiment nécessaire. Et puis, j’ai aussi découvert l’accueil moldave, la solidarité, le partage, leur simplicité de vie. Ca bouscule…nous disons « avoir de la chance » d’être en France, mais où est notre unité et notre bienveillance envers l’autre ? 

Il est certain que j’en reviens changée, et cette belle expérience n’a fait que renforcer l’amitié et la complicité que nous avons avec Matthieu et Arthur !”

Alix

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